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Comment ça marche ?
Tout sur le solaire
PARTICULIERS
 1. Étude de la faisabilité :
    a. Étude financière
    b. Démarches urbanistiques
    c. Étude technique
 2. Les types d’intégration
 3. Choix de l’installateur
 4. Démarches administratives pour le raccordement au réseau :
    a. Demande préalable de travaux ou Permis de Construire
    b. Demande de subventions
    c. Demande complète de raccordement
    d. Consuel
    e. Mise en service
 5. Pose du système
 6. Maintenance
 7. Fin de vie d’une installation photovoltaïque


ET POUR LES PROFESSIONNELS ET LES COLLECTIVITES : QU’EST-CE QUI CHANGE ?
 1. Démarches administratives
 2. Financement de votre projet

PARTICULIERS

Étude de la faisabilité : Étude technique

Quel type de panneaux ? Où faut-il les installer ? Comment les raccorder ensuite ?

Toutes ces questions méritent d’être traitées par un professionnel. Le plus souvent, cela se passe lors d’une première visite avec un technicien. Dans un premier temps celui-ci regardera la situation géographique de l’installation, la présence de zones d’ombres sur la toiture, la surface disponible pour la pose, ainsi que l’orientation et l’inclinaison du support qui viendra accueillir les panneaux solaires.

I. Situation géographique
L’ensoleillement varie selon la situation géographique et les conditions climatiques locales. Ainsi, le rayonnement incident, qui correspond à l’énergie lumineuse du soleil par unité de surface au sol (environ 1000 W/m² en France) varie selon les régions. Pour estimer le gisement solaire, les installateurs font appel à des « cartes solaires » qui donnent avec une précision moindre mais suffisante le rayonnement incident du lieu.

II. Les ombres
Cheminée, arbre, bâtiment voisin… tout peut provoquer des ombres, ou « masques » qui nuisent au fonctionnement des panneaux et influencent les prévisions de production. Or, le particulier qui souhaite doter sa toiture d’une installation solaire a tout intérêt à avoir des prévisions sur sa production électrique, et monétaire, future. En règle générale, les installateurs professionnels possèdent des outils très précis pour le calcul de la perte de puissance, et donc de production, due aux masques.

Astuce :

Vous pouvez avoir une estimation de la faisabilité en soustrayant la hauteur de la source d’ombre à celle du système photovoltaïque (si les panneaux sont disposés sur une toiture inclinée, on prend la plus petite hauteur), puis en multipliant par quatre. Si l’obstacle est plus proche que distance obtenue il risque de gêner la production.

III. Surface
Plus la surface d’une installation photovoltaïque est importante, plus elle captera la lumière du soleil produisant, par conséquent, davantage d’électricité.

Ce paramètre sera limité, d’une part, par les surfaces disponibles (toiture, terrasse…) et, d’autre part, par le budget que l’on souhaite consacrer à l’installation solaire.

En règle générale, la surface photovoltaïque installée se situe entre 10 et 30 m², soit environ 3 kWc.

IV. Orientation
En France, les orientations idéales pour une installation photovoltaïque sur toiture sont : sud-est, plein sud ou sud-ouest.

Si vous habitez à Lille et que votre seule façade disponible est orientée nord, l’amortissement de votre projet, et donc sa faisabilité, sera fortement mise en cause.

Pour gagner du temps, plusieurs installateurs proposent des simulateurs qui prennent en compte l’orientation de votre toit pour estimer le retour énergétique, et par conséquent financier, de votre projet photovoltaïque.

V. Inclinaisons
Dans le jargon des solaristes, l’inclinaison est l’angle entre le toit et la plan horizontal. Le panneau solaire produit un maximum d’énergie lorsqu’il est placé à la perpendiculaire des rayons du soleil. L’idéal serait de pouvoir le déplacer suivant les saisons, c’est le principe d’ailleurs des trackers, ou suiveurs solaires (mât mécanique qui ajuste l’orientation et l’inclinaison du panneau en fonction de la position du soleil). Mais ces systèmes sont très coûteux, et la plupart des installations actuelles, comme celles bénéficiant de la prime d’intégration, restent fixes. Dans ce cas, l’inclinaison optimale, aboutissant à la plus grande production énergétique, est 34 ° sur le territoire français. C’est en effet l’inclinaison de la plupart des toits des maisons et des immeubles, donc un facteur supplémentaire pour expliquer la volonté française pour développer l’intégration des projets photovoltaïques en toiture.



Ces cinq paramètres sont comme la charpente de l’installation photovoltaïque. Le technicien les analysera de manière à décider de l’emplacement de l’installation et à choisir la technologie des panneaux.

VI. Technologie des panneaux
Il existe deux grandes catégories de technologies : les panneaux rigides à base de silicium cristallin et les modules souples à couches minces (silicium amorphe, CdTe, CIGS…). Pour l’instant, la quasi-totalité des installations chez les particuliers en France est assurée par des panneaux cristallins : 50 % de monocristallins et 50 % de polycristallins. Plusieurs raisons expliquent cette prédominance technologique. D’une part, à cause de leurs rendements plus élevés, ces sont les premiers panneaux à avoir été développés massivement, et donc les premiers aussi à avoir été vendus à des prix raisonnables. D’autre part, la plupart des installateurs ne travaillent qu’avec ce genre de technologie.

Mais aujourd’hui cette situation est en train de changer. En effet, on constate que les modules au silicium amorphe, parce qu’ils fonctionnement avec une lumière plus faible (nuages, ombres…), produisent plus d’électricité sur l’année que les modules au silicium cristallin. Ce résultat est valide aussi bien dans les pays fortement ensoleillés (Émirats arabes unis), que dans les pays où le soleil n’est pas souvent à l’ordre du jour (Allemagne). De plus, ces modules sont souples, donc plus faciles à installer, et moins consommateurs en énergie pour fabriquer, portant ainsi une empreinte environnementale plus faible.



Une fois que le matériel a été choisi (si le choix existe…) et que le système photovoltaïque a été dimensionné, le spécialiste étudie l’installation en détail pour prévoir le futur raccordement : où se situent le compteur et le disjoncteur ? Où faudra-t-il mettre l’onduleur et le compteur de production ? Quel plan de câblage ?

Puisque chaque bâtiment est, d’une certaine manière, unique, ce travail l’est aussi. Le particulier peut alors sentir s’il a à faire à un spécialiste ou à un amateur, voire un « charlatan ». Un professionnel sérieux saura rassurer le client, il analysera non seulement l’aspect purement électrique, mais discutera aussi d’autres points comme le risque lié à le grêle et à le foudre, l’esthétique de l’installation, le financement. Il sera au courant des aides locales et pourra vous donner des références concernant d’autres installations à proximité : quel coût ? Quel temps de retour sur investissement ? Combien de temps est nécessaire pour réaliser toutes les démarches administratives ? Quelle estimation de production ?

Après cette visite technique, l’installateur a tous les éléments pour établir un devis assez rapidement.