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Les types d’intégration L’un des premiers arbitrages à réaliser se situe sur le plan de l’intégration au bâti. C’est un choix qui affectera directement la rentabilité du projet photovoltaïque. En effet, depuis l’arrêt du 16 mars 2010, la loi répartit les tarifs d’achat de l’électricité produite par des installations photovoltaïques selon trois types d’implantation :

I. Intégration au bâti

Les panneaux viennent remplacer une partie de la toiture tout en assurant les fonctions de clos et de couvert, c’est-à-dire, l’étanchéité. C’est le type de système qui donne droit, pour une puissance inférieure ou égale à 3 kWc, Cette intégration permet également des options plus architecturales : brise-soleil, allége, verrière, bardage, garde-corps et mur-rideau.

II. Intégration simplifiée au bâti

les panneaux sont surimposées la structure du bâtiment, il n’y a pas besoin de toucher aux fonctions de clos et de couvert. Ils peuvent ainsi être fixés au-dessus de la toiture ou posés sur des chassis sur une toiture-terrasse. Cette intégration bénéficie d’une prime de 42 cts/kWh.

III. Les installations non-intégrées

Ces sont toutes les installations ne bénéficiant ni de la prime d’intégration au bâti, ni de la prime d’intégration simplifiée, y compris donc les centrales au sol. Le tarif d’achat est de 40 cts/kWh dans les départements et collectivités d’outre-mer (DOM-COM). En France métropolitaine, ce tarif est fixé à 31,4 cts/kWh, mais pour les puissances supérieures à 250 kWc, il peut être majoré jusqu’à 20 % si la région est faiblement ensoleillée. Par exemple, une installation au Nord de la France bénéficiera d’un tarif de vente de 37,7 cts/kWh.

PARTICULIERS

Choix de l’installateur Le solaire photovoltaïque est donc un investissement sur la durée, et afin de le réaliser en toute tranquillité mieux vaut choisir un installateur sérieux.
  • Est-ce que l’installateur prend en charge les démarches administratives ? En partie ou en totalité ?
  • Interrogez l’installateur sur les caractéristiques techniques du matériel qu’il propose
  • Quel est le type de module utilisé ?
  • Quel est le rendement et la puissance des panneaux (Wc/m²) ?
  • Quel sont les garanties du matériel en termes de rendement au bout de 10 et de 20 ans ?
  • Quelle est la puissance de l’onduleur et de l’ensemble de l’installation ?
  • Demandez au professionnel de vous expliquer ces chiffres, à quoi servent-ils ?
  • Quelles sont la marque et la provenance du matériel utilisé (chinois, allemand, français) ?

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Durée des travaux Chez le particulier l’installation des panneaux se fait en un ou deux jours. Les travaux comptent plusieurs étapes : Tout d’abord, l’installateur vérifie que l’emplacement prévu pour les panneaux et les compteurs, ainsi que le plan de câblage et l’état du bâti (étanchéité, solidité de la toitureé) sont conformes l’état des lieux établi lors de la première visite sur site (commercial, technicien ). Ensuite, dernière formalité plus que nécessaire avant de débuter les travaux, l’un des agents vient expliquer le déroulé des travaux au particulier. 1ère journée, remplacement de la toiture et étanchéité Les poseurs et couvreurs commencent par sécuriser le chantier. Pendant toute la durée des travaux, ces agents travailleront accrochés à la toiture par des harnais et des cordes. Ces équipements individuels sont préférés aux échafaudages, plus longs à installer et moins pratiques pour les travaux. L’étape d’après consiste à enlever les tuiles (si nécessaire, un monte matériau est utilisé). Si vous avez de l’ardoise ou des plaques fibro-amiant es vous aurez probablement besoin de faire appel à un spécialiste (possible sous-traitance avec l’installateur). Cette première journée risque souvent d’être la plus longue, des fois 10 heures, car l’installateur ne part pas avant d’avoir garanti l’étanchéité inférieure (celle qui n’est due aux panneaux mêmes). Les structures les plus utilisées sont les bacs en acier ou en aluminium. D’autres options existent comme les plastiques à haute densité (PEHD), plus faciles à installer mais avec une durée de vie inférieure et des conditions d’utilisation plus restreintes (pente, résistance mécanique). Et enfin, pour la reprise de l’étanchéité latérale, les couvreurs installeront des bavettes. 2ème journée, pose des panneaux et branchements électriques Afin de fixer les modules photovoltaïques, des rails et des serreurs seront placés sur la toiture. Ensuite, a lieu la pose des panneaux. à ce niveau les poseurs réalisent aussi les branchements électriques en prenant deux précautions: ne pas faire de boucles, pour ne pas attirer la foudre, et relier tous les câbles à la masse (descente jusqu’à un point terre pour l’évacuation du courant). Une fois que le tout est installé et branché à l’onduleur et aux futurs compteurs, l’installateur prend le soin de débarrasser le chantier (tuiles) et expliquer les principales caractéristiques de l’installation.

Mon installation n’est plus opérationnelle. Que faire ? Trois options s’offrent à vous :

La première : ne rien faire. En effet, l’étanchéité reste assurée au même titre que celle de votre toiture. Par ailleurs, si le système a été réalisée dans les règles de l’art, l’installation vieillit trés bien, le risque électrique, et notamment l’effet sur la foudre, sont négligeables. Après tout, ce sera peut-être très art-déco d’avoir des vieux panneaux sur son toit, un peu à l’image des voitures de collection aujourd’hui

La deuxième option consiste à faire enlever les panneaux pour ré-installer une toiture classique. En plus de porter un coût, cette solution paraît aberrante pour les partisans du solaire. En effet, dans une logique de développement durable et de croissance de la part des énergies renouvelables dans le mix-énergétique, ce serait un repli vis-à-vis des efforts décernés actuellement par la filière.

Enfin, toutes les conditions sont réunies pour simplement remplacer les vieux panneaux par des nouveaux. D’ailleurs, si les tendances actuelles se poursuivent les performances continueront à augmenter et les prix à baisser. Cela implique que, dans 20 ans, les mêmes 20 m² de toiture qui hébergeaient une puissance de 3 kWc, pourraient accueillir jusqu’à deux fois cette puissance. Ainsi, une fois passée la barrière fiscale de 3 kWc et après maintes revues à la baisse des tarifs, il est possible d’imaginer que l’installation photovoltaïque chez le particulier de demain sera tout de même compensée par une plus grande puissance et des coûts d’installation réduits.
Pour en savoir encore plus sur les habitations photovoltaïques, consultez le site Habitat Solaire : ici

4 étoiles


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